Reconfinement jour 47 (mardi 15 décembre 2020) — Hyam Yared
Reconfinement jour 47 (mardi 15 décembre 2020)
Une rencontre, un écrit ..

Toulouse, 2011
Hyam Yared
Liban 1975-
Marathon des Mots, forum de la Librairie La Renaissance, Toulouse le 25 juin 2011. Trois femmes pour parler de leurs combats : Hélé Béji de Tunisie, Joumana Haddad (cf. jour 59) et Hyam Yared du Liban.
Hyam Yared, poète et nouvelliste, a publié trois recueils de poésie :
Reflets de lune*(Dar An-Nahar, Beyrouth, 2001),Blessures de l’eau(Dar An-Nahar, Beyrouth, 2004) etNaître si mourir (L’idée bleue, 2008).
En 2006, son premier roman, L’armoire des ombres, paraît chez Sabine Wespieser éditeur. Elle y explore la condition de la femme et de son identité dans les sociétés orientales.
Sous la tonnelle parait en 2009 chezSabine Wespieser éditeur, dans lequel elle évoque, à travers le souvenir de sa grand-mère, la guerre du Liban. Son dernier roman , Tout est halluciné(Fayard, 2016) est une quête de soi après les “printemps arabes”.*

Marathon des Mots, forum de la Librairie La Renaissance, Toulouse le 25 juin 2011. Trois femmes pour parler de leurs combats : Hélé Béji de Tunisie, Joumana Haddad (cf. jour 59) et Hyam Yared du Liban.
Hyam Yared, poète et nouvelliste, a publié trois recueils de poésie :
Reflets de lune*(Dar An-Nahar, Beyrouth, 2001),Blessures de l’eau(Dar An-Nahar, Beyrouth, 2004) etNaître si mourir (L’idée bleue, 2008).
En 2006, son premier roman, L’armoire des ombres, paraît chez Sabine Wespieser éditeur. Elle y explore la condition de la femme et de son identité dans les sociétés orientales.
Sous la tonnelle parait en 2009 chezSabine Wespieser éditeur, dans lequel elle évoque, à travers le souvenir de sa grand-mère, la guerre du Liban. Son dernier roman , Tout est halluciné(Fayard, 2016) est une quête de soi après les “printemps arabes”.*
Tout me désherbe de ma fin. Ton corps
en voie d’effondrement. Je ne sais
dans quelle piété la pierre hypnotise
un regard ـــ monastère de notre dilution.
Un gouffre dans chaque œil, j’essore
ma brûlure
ouverte à ta langue. Ne cautérise rien.
L’eau
est sœur d’extase. Je suis foule où tu
bois à peine
le poids des rédemptions. De l’autre côté
de toi
l’alliance des boues mystiques. Tes mains
aux dix yeux,
dix visages. Ton odeur cerclée d’heures.
Tout passe
Le geste est sans cadavre, Pourtant
mon corps ـــ ce peuple mort
Ne plus écrire
Le silence est une marche absente
Peut-être que vivre est le dernier mouroir
Peut-être qu’aimer
Hyam Yared, Naître si mourir (L’idée bleue, 2008).