Reconfinement jour 58 (samedi 26 décembre 2020) — Mwanza Mujila
Reconfinement jour 58 (samedi 26 décembre 2020)
Une rencontre, un écrit ..

Marciac, 2015
Mwanza Mujila
Congo1981-
Nous nous sommes à Marciac en 2015
Mwanza Mujila est un poète et romancier congolais. Lauréat : - - médaille d’or en littérature aux Jeux de la francophonie, organisés au Liban, en 2009 avec le texte La nuit
du Grand prix des Belles-Lettres à l’édition 2015 des Grands prix des associations littéraires.
- du Prix de la première oeuvre littéraire francophone en 2016 pourTram 83
Publications:
Craquelures, poèmes, L’Arbre à paroles, 2011
Le Fleuve dans le Ventre*/ Der Fluß im Bauch*, poèmes, ed. bilingue, trad. en allemand par Ludwig Hartinger, Ottensheim an der Donau, Autriche, Édition Thanhäuser, 2013
Tram 83**,** roman, Paris, Édi. Métailié, 2014
Et les moustiques sont des fruits à pépins*& Te voir dressé sur tes deux pattes ne fait que mettre de l’huile au feu, théâtre, Manage, Belgique, Éditions Lansman, 2015*
Soleil privé de mazout, poésie, Éditions de l’arbre à paroles, collection IF, Amay, Belgique,
- La Danse du Vilain,* roman, Paris, Éditions Métailié, 2020

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Chaque matin s’avère une performance
Contre la vie-vorace, contre les poches vides
Contre les inepties, contre la nature-morte, contre la mer à boire
Contre les pogroms revus et corrigés
En guerre de libération ou ceci-cela tout étant donné parce que
Pourvu que machin sorcellerie crachat-mouton
Entre les inrerrogations, les no man’land, les hésitations
Le désespoir, le mal du pays, la solitude
La fin d’un temps nouveau
Il suinte une lueur certaine de mon ciel
L’essentiel, exister entre les paragraphes de la bave
S’accrocher de toutes ses dents, de toute sa morve
À ce navire
Qui chavire au vu et au su de nos ventre-bidons
Le reve est la première note d’une musique à croître dans les champs d’epines
L’essentiel, s’accrocher entre les paragraphes de la bave à la note
D’une musique à exister-croître dans les champs d’épines
Traduction : Tenir la chance à bras-le-corps
Pas de quartier pour la laisser s’échapper par la petite porte
De la deuxième débauche …
Craquelures*, poèmes, L’Arbre à paroles, 2011*